Mes bonsaïs

Publié le par Marie-Anne Keppers

Depuis 2009, dans mon jardin, les oiseaux m'apporte de jolis petits cadeaux... Je trouve des pousses d'arbres que j'en fait des bonsaïs.
En tout, j'en ai 11, dont je vous présente les photos.

 érable champêtre 2009
érable champêtre 2009
pêcher 2009
pêcher 2009
ginseng 2009
ginseng 2009
 bouleau 2011
bouleau 2011
3 chênes 2011
3 chênes 2011
érable champêtre 2013
érable champêtre 2013
saule tortueux 2014
saule tortueux 2014
Frêne 2014
Frêne 2014
érable du japon 2018
érable du japon 2018
noisetier 2018
noisetier 2018
houx 2022
houx 2022

 

A propos du Bonsaï

Connus en France depuis au moins deux siècles, les bonsaï n’ont rencontré chez nous un franc succès que depuis quelques années, à la faveur sans doute de l’intérêt général qui se manifeste pour les plantes. C’est alors seulement qu’apparut toute une littérature en anglais et en français sur ce sujet.

Il me semble plus utile de tenter, à travers ces articles, de combler certaines lacunes. Tout en fournissant les détails techniques qui vous permettront de créer et d’entretenir vos arbres miniatures, j’espère aussi intéresser un certains nombre d’amateurs de plantes qui ont renoncé d’avance aux bonsaïs, s’imaginant que leur culture demande une patience angélique pour un résultat à tout le moins à très lointaine échéance.
D’autres se disent découragés à l’idée qu’il va leur falloir apprendre le japonais, se vêtir d’un kimono ou se convertir au shintoïsme pour être à même de réussir. Il faut bien dire, hélas que ces idées fausses sont entretenues pour d’obscures raisons par des amateurs de folklore.
Il n’est pas question, bien entendu, de renier tout ce que nous devons au Japon, au contraire. Mais je pense utile la mise au point suivante : si nous nous servons des techniques japonaises, c’est pour créer un bonsaï bien français ou, du moins bien européen, comme il est possible de faire un jardin de curé avec des plantes pourtant venues des quatre coins du monde.
Je l’affirme, la technique du bonsaï, si elle demande de la patience, est à la portée de tout amateur un tant soit peu motivé. Ne vous refusez donc plus ces petites merveilles.
Elles n’exigent, somme toute, pas plus de soins que l’arboriculture fruitière qui a conquis sans peine des milliers d’adeptes.

Le bonsaï, une passion

Mais aussi, une patience sans limite, car cette oeuvre n'est jamais terminée ; elle évolue tout au long de sa vie, façonnée par l'artiste dans une continuelle recherche de perfection, d'équilibre et d'harmonie.

Le Bonzaï est à son origine, un arbre nanifié de façon naturelle par suite de mauvaise conditions de vie qui ont arrêté sa croissance. Les premiers bonsaïs étaient prélevés dans la nature. C'était avant tout une démarche philosophique voire religieuse.

Bonsaï est origine japonaise, bon-saï : arbre sur un plateau, c'est en Chine qu'il fait son apparition. On y cultive déjà des arbres miniatures au 3ème siècle avant Jésus-Christ. Les premières allusions au bonsaï apparaissent bien plus tard au Japon, vers le 12ème siècle pour qu'il soit connu par l'entremise de voyageurs et surtout grâce à l'Exposition universelle de Paris, en 1878, où l'on présenta pour la première fois des collections de bonsaïs.

De nos jours, on forme les bonsaïs à partir de plants issus de semis, de boutures ; on utilise également le marcottage et le greffage. On essaye ensuite de donner au jeune arbre une forme choisie parmi les divers style en intervenant à coup de taille, pincements et ligatures sur les branches, les racines et le tronc. On utilise également des techniques spéciales de vieillissement qui donnent à l'arbre un aspect plus âgé. 

On doit les protéger dès que la température descend au-dessous de -5°C. Il suffira d'envelopper la  coupe d'une feuille de plastique-bulle qui maintiendra les racines à l'abri. On peut également les placer dans des caissettes en polystyrène, trouées au fond et remplies d'écorces de pin ou à l'abri d'un mur. En cas de fortes gelées, les rentrer pendant quelques jours dans une pièce froide en n'oubliant pas de les arroser.

Tout au long de sa vie, le bonsaï a besoin de soins constants pour maîtriser sa croissance. Si sa croissance est limitée, cela ne remplace pas les rempotages, ceux-ci se font au printemps (fin février, début mars) à une fréquence qui varie de un an à cinq ans, selon les espèces, et l'âge du sujet. A chaque rempotage, on choisit un pot de taille légèrement supérieure. A cette occasion, les racines sont taillées d'un tiers à deux tiers. Après cette opération, il faut absolument éviter les apports d'engrais.

Entretien bonsaï mois par mois

Janvier:

L’arbre est au repos. L’hiver, la sève maintenant solidifiée s’est enlevée des rameaux et des bourgeons. L’arbre est au repos. L’humidité excessive attire les champignons et attention aux parasite. Un traitement par pulvérisation sur les zones infectées peut être effectué. Les racines au repos sont encore bien vivantes. La terre ne doit pas être noyée. N’arrosez pas de trop. Vous pouvez continuer de ligaturer et nettoyer.

Février:

Pour les extérieurs, c’est toujours le repos. Sous serre froide, par journées plus longues et plus ensoleillées, les bonsaï peuvent se croire au printemps et bourgeonner. Ouvrez la serre le matin (sauf gel). Pas trop d’arrosages et pas d’engrais. Vous pouvez commencer la taille: les grosses branches, les branches malades et les branches mal placées (pas lorsqu’il gèle trop fort). Les journées chaudes puis froides, le gel: vos bonzaï ne résisteront pas car les radicelles commencent aussi à pousser. Protégez les ! Car la taille sévère peut les empêcher de redémarrer. Ne mettez dehors que ceux qui le supporte (pas les tropicaux).

Mars:

Bientôt le printemps, les bonzaï commencent à bourgeonner sous certains climats mais le gel peut être encore présent. Suivant les régions faites attention à la météo. C’est le réveil, la sève remonte, les bourgeons commencent à gonfler, les radicelles commencent à pousser et redeviennent blanches. Fin mars: rempotages. Les bonzaï en formation ont besoin de beaucoup d’azote (N). Pour ceux déjà formés pas de trop car ils feront de grands entre nœuds et de grandes feuilles. Ce qui n’est pas important sur ceux en formation. Soyez prudent au niveau de l’arrosage, des journées plus ensoleillées peuvent les déshydrater. (Encore faire attention au gel). Des les signes de reprises, le rempotage, les tailles de structures, un apport d’engrais faible en azote peuvent être effectuer pour les bonzaï d’intérieur. Bonne période pour les marcottages et prélèvements.

Avril:

Le gel tardif empêchent certains arbres de recommencer leur croissance mais maintenant le réveil est significatif (selon les régions). Plus de gel, l’arbre fonctionne… Pus l’arbre a de réserve en fin d’automne, plus il sera puissant. Si il manque d’eau, les feuilles seront chétives et les entre noeuds rapprochés. Le manque de soleil, les feuilles seront plus grandes et les entre noeuds plus allongés. Ils ont besoins de soleil et d’eau (pas de trop) Besoin de beaucoup d’engrais N/ P et K. C’est le moment des marcottages, de sortir les arbres des serres (plus de gel) ou de bien les aérées. Pincement des chandelles sur les pins. Commencer les semis.

Mai:

Leur croissance s’accélère, la pousse en longueur ralenti un peu: l’arbre s’étoffe et les racines ont une forte croissance. Ils ont toujours besoins de beaucoup plus d’Azote que de Phosphore et de Potassium. Les températures sont en hausses, surveillez les arrosages. Apport d’engrais à tous les Bonzaï. Vous pouvez enlever les feuilles des érables (sauf rempotage cette année). Et effectuer les bouturages.

Juin:
La croissance est à son comble et fin du mois, elle ralentie puis s’arrête. Les grandes réserves accumulées vont permettre l’élaboration des bourgeons à fleurs, à feuilles et aussi la lignification de tous les tissus verts. Les racines ont atteint le stade  maximum de développement. Les arbres ont besoin de moins de nourriture mais plus d’ oligo éléments (Fer, Magnésium…). Possibilité d’encore rempoter les tropicaux et sub tropicaux.

Juillet:

Les parasites prolifèrent en cette saison plus chaude: y prêter plus d’attention et si nécessaire faire un traitement radical. Lorsque les rameaux verts deviennent marrons et se rigidifient, faites la taille de densification, de nouveaux bourgeons vont naître. Selon la température et l’humidification, l’arbre continue à pousser. Les racines ne poussent plus en longueur. Pour la préparation des bourgeons à fleurs: P / K et plus d’oligo éléments. Ne donnez plus d’engrais. Si il fait sec et chaud, attention aux araignées rouges: vaporisez le feuillage pour éviter leur installation. Et protéger le durant les fortes chaleurs. Pour les arbres d’intérieur, continuer l’engrais et surveillez l’arrosage par atmosphère sèche.

Août:

Repos de courte durée, les racines recommence à pousser si il pleut et s’il fait frais. En cas de forte chaleur, les protéger. Apport d’engrais comme au mois de juillet.

Septembre:

La croissance redémarre: nouvelles petites feuilles. Celles brulées par le soleil tombent toutes seules (défoliation naturelle) Comme au mois de juillet: taille des rameaux lignifiés de l’année, ils bourgeonneront très fort au printemps suivant. Les racines et l’arbre poussent à nouveau et doit accumuler des réserves pour résister au froid de l’hiver, il a besoin de plus de K/P et N. Récolte des semences. Début du mois: réaliser des boutures sur les rameaux aoûtés : Fin juin, l’arbre a accumulé un maximum de réserve sous forme de sucre, elles sont stockées dans le tronc, les rameaux, les racines. Ces réserves vont permettre l’élaboration des bourgeons à fleurs, de bourgeons à feuilles et aussi la lignification de tous les tissus verts qui ont poussés jusqu’à présent. Vous pouvez séparez
les marcottes réalisées en début de printemps et rentrer les arbres d’intérieur à la fin du mois. Octobre:
L’arbre accumule ses réserve pour l’hiver et les bourgeons à fleurs s’établissent. Les feuilles commencent à jaunir et tomber. Besoin de beaucoup d’éléments P et K. Une taille de structure peut être effectuer sur les acer. Récolte des graines. Vous pouvez préparer le matériel d’hivernage: caisses en polystyrène, feuilles, voile d’hivernage…

Novembre:

Les dernières feuilles tombent et l’activité des arbres ralenti. Ses réserves sont au maximum. Tans qu’il y a du feuillage continuer l’apport en éléments P et K. C’est l’automne, le bois et les bourgeons se consolident, les fruits sont à maturité. Apport d’engrais mais faible à nul en Azote, beaucoup de Phosphore et de Potassium. Sevrer certaines marcottes et les mettre à l’abri du gel. Traiter les arbres suspecter de contenir des insectes avant la chute des feuilles. Pour les feuillus, ne plus les effeuiller. Rempotage possible après la chute des feuilles (hors gel). Ceux à fleurs, la taille est encore possible mais pas trop court pour conserver les bourgeons à fleurs. Oter les fruits trop nombreux. Réfléchir sur la taille de fin d’hiver. Ramasser les graines presque mûres pour les stratifier.


Décembre:

L’arbre est figé ! Il n’a besoin de presque rien en apport d’éléments. Ligatures des pins. Restructure des mélèzes en dehors du gel. Traiter contre les cochenilles. Aérer les serres et véranda un maximum aux heures les moins froides et positives. Ne pas arroser en fin de journée. Nettoyer les pots. Tamiser la nouvelle terre pour le rempotage prochain.

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Publié dans Coeur de mon Jardin

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