Le Semeur de Couleurs

Publié le par Marie-Anne Keppers

Il vient de la terre et de l'Univers, il porte la marque du feu dévorant, la douleur qui est germe parmi tout.

Douleur de cette tâche mortelle, ce feu qui pousse depuis son fondement pour semer des semences fertiles dans le cœur des hommes sur toute la planète.

Le désir en chaque homme en est le point de départ, se donner au nom de l'amour, la paix.

Ce n'est pas en faisant l'autruche, la tête dans le sable où d'un regard en coin que nous le rencontrerons et le connaîtrons. L'homme depuis la nuit des temps, est aveugle, égoïste, mensonger, ne se repent pas, ni ne prophétise.

Beaucoup de Prophètes sont venus, mais un seul à su percer la voie de l'espoir.

Par leurs défauts créés par l'homme en noir, ils se disent incompétents et fragiles, par peur, par doute, par culpabilité.

Je vivais, je vis et je vivrais comme une bête têtue, je suis mon prisonnier de par ma nature, je suis tantôt gai, tantôt triste de par mon sort et mon ombre. Je viens de l'ombre et ma mère qui m'a nourri sentait l'odeur du désespoir. J'ai fait mes expériences la tête base en essayant d'éviter les railleries des autres qui ne me laissaient aucun espoir de m'améliorer vers des rêves plus sains. Mais ceux que l'on m'imposait... Je devais aller.

Je laisse derrière moi, de moi, de ce que je suis et mes traces de douleurs. Mes actes pénibles recouvriront leurs actions mortes de ceux avant moi, à jamais.

Même Job ne voulait pas de ce fardeau trop lourd. Mais lui est allé jusqu'au bout de son mal et il est sorti vainqueur, ressuscité et libre cela sans se plaindre et sans accuser.

Il faut aller au cœur de la blessure, mais qui n'est déjà que son pâle souvenir,  pour  aller  jusqu'à  la  ressentir  à  nouveau  et en être brûlé à l'extrême de l'intérieur et en retourner la blessure à en perdre la tête.

Sentir notre souffle de vie depuis notre premier souffle qui était promesse, un souvenir d'un jardin rempli de lumière.

Revenir à cette terre perdue, d'où part, d'où vient, d'où retourne les choses pour que tout reste dans le même rythme.

Il a connu cette blessure au cœur des hommes, un vide, une solitude, un abandon de toutes choses en lui-même et tous nous connaissons cette blessure.

Cette morsure, cette initiation, cette donation et alors que de mal fait à l'homme pour régner.

Mais il meurt pour un temps, il reviendra, car seul, il a la clef pour ouvrir l'invisible, là où le maître est. Il y a ici et là-bas, un va-et-vient. Notre choix, notre foie et notre joie.

La  beauté  se  trouve  au-dedans  comme  un  diamant,  la  vérité,  elle  se façonne de mille facettes internes, elle a un éclat de mille couleurs. Les couleurs du bonheur, la couleur du semeur pour que l'amour agape circule pour la libérer et que la foi soit son engrais et pour que la joie soit sa reine. Mak © Copyright

 

Publié dans Poèmes

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